Quel est le Revenu Maximum en Micro-Entreprise cette Année ?
Un auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) doit distinguer chiffre d’affaires (CA) et revenu net. Le chiffre d’affaires correspond au total des ventes ou prestations facturées sur l’année (hors taxes), tandis que le revenu net est le gain réel dont il dispose après paiement des charges (cotisations sociales, impôts, etc.) et déduction d’éventuels frais professionnels. Le régime micro-entreprise plafonne strictement le CA annuel autorisé et donc le revenu potentiel maximum. Au-delà de ce plafond, le statut est automatiquement perdu. On vous aide à faire le point.
Revenu maximum d’un auto-entrepreneur en 2026
Plafonds de chiffre d’affaires en 2026 par type d’activité
En 2026, les seuils de chiffre d’affaires annuel hors taxes à ne pas dépasser en micro-entreprise, sont les suivants :
Vente de marchandises, restauration, ou hébergement (micro-BIC commerce) : 188 700 €
Prestations de services commerciales ou artisanales (micro-BIC services) : 77 700 €
Prestations de services libérales (micro-BNC) : 77 700 € (même plafond que les services BIC)
NB : Locations de meublés de tourisme non classés : plafond spécifique très bas de 15 000 €
En cas d’activité mixte (vente et service), il faut respecter les deux plafonds : le CA total ne peut excéder 188 700 €, et la partie services ne doit pas dépasser 77 700 €. Ces seuils sont calculés par année civile et s’apprécient sur le CA de l’année précédente (N-1) ou antérieure (N-2). Un léger dépassement sur une seule année n’entraîne pas immédiatement la sortie du régime, mais deux années consécutives au-dessus des plafonds font basculer l’entreprise vers le régime réel classique.
Attention
Les montants ci-dessus représentent le CA brut facturé. L’auto-entrepreneur ne gagne pas cette somme en totalité. Il doit encore s’acquitter de cotisations sociales obligatoires, et éventuellement d’impôts, ce qui réduit son revenu disponible. Le régime micro n’autorise pas par ailleurs la déduction des dépenses professionnelles du CA, celles-ci restent à sa charge. Ainsi, même en atteignant le CA maximum, le bénéfice réel d’un auto-entrepreneur sera sensiblement inférieur à ce plafond.
Les plafonds de chiffre d’affaires indiqués ci-dessus s’appliquent sur une année civile complète (du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre). Si vous créez votre micro-entreprise en cours d’année, ces seuils doivent être ajustés au prorata temporis, c’est-à-dire proportionnellement au nombre de jours restants jusqu’à la fin de l’année.
Par exemple, si une activité de prestation de services (plafond annuel 77 700 €) débute le 1ᵉʳ juillet, il reste 184 jours avant le 31 décembre. Le plafond à ne pas dépasser pour cette première année sera alors :
(184 ÷ 365) × 77 700 € = 39 164 € de chiffre d’affaires à ne pas excéder.
Bon à savoir : le chiffre d’affaires pris en compte inclut-il les aides (ACRE, ARE) ?
Non. Pour déterminer si vous respectez les plafonds de chiffre d’affaires, seules vos recettes professionnelles réelles sont comptabilisées, c’est-à-dire ce que vous facturez à vos clients. Les aides comme l’ACRE (exonération partielle de cotisations sociales) ou l’ARE (allocation de retour à l’emploi) ne sont pas comptées comme chiffre d’affaires. Elles n’entrent donc pas dans le calcul des plafonds de CA. En revanche, ces aides peuvent influencer votre revenu net disponible (après charges).
Chiffre d’affaires max et franchise de TVA
En micro-entreprise, il est important de distinguer le chiffre d’affaires maximum pour rester en régime micro-BIC/micro-BNC et le seuil de la franchise en base de TVA.
La franchise de TVA signifie que vous ne facturez pas la TVA à vos clients et que vous ne la récupérez pas sur vos achats. Elle concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils, qui sont fixés à 37 500 € pour les activités de prestations de services et 85 000 € pour les activités de vente de marchandises, avec des seuils majorés applicables en cas de dépassement ponctuel.
Même si votre “revenu max” théorique pour rester micro-entrepreneur est beaucoup plus élevé (77 700 € pour les prestations de services, 188 700 € pour la vente), vous allez rencontrer le problème de la TVA bien avant d’atteindre ce plafond. Dès que vous dépassez le seuil de franchise de TVA, vous devez commencer à facturer la TVA à vos clients et à la reverser à l’administration.
Concrètement, si vous n'avez pas la possibilité d'augmenter vos prix pour répercuter la TVA sur vos clients, votre revenu net disponible peut baisser, même si votre chiffre d’affaires augmente. C’est le fameux piège : dépasser le seuil de franchise de TVA peut réduire votre revenu net, car une partie de vos recettes sert à payer la TVA, que vous n’aviez pas à collecter auparavant.
Estimer son revenu net en tant qu’auto-entrepreneur
Le revenu net d’un auto-entrepreneur correspond à son CA diminué des cotisations sociales obligatoires, de l’impôt sur le revenu (s’il a opté pour le prélèvement libératoire en micro-entreprise ou une fois l’impôt acquitté selon le barème), et des frais professionnels éventuels qu’il doit payer.
En micro-entreprise, le freelance doit s’acquitter du paiement de charges sociales, calculées forfaitairement en pourcentage du CA, selon la nature de l’activité. Ci-dessous, voici les taux de cotisations sociales (Urssaf) applicables en 2026 :
| Secteur d’activité | Taux de cotisations sociales |
|---|---|
| Vente de marchandises, restauration (BIC commerce) |
|
| Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) |
|
| Prestations de services libérales : régime général (BNC URSSAF) |
|
| Professions libérales réglementées : CIPAV (BNC) |
|
À noter
Les taux ci-dessus incluent l’ensemble des cotisations sociales (maladie, retraite de base et complémentaire, CSG-CRDS, etc.). À compter de 2024, les activités libérales ont connu une hausse progressive de cotisations (passage de 21,1 % à 25,6% à partir du 1er janvier 2026) afin de financer une retraite complémentaire obligatoire. Les activités commerciales et artisanales (BIC) ne sont pas concernées par cette augmentation et conservent les taux plus bas indiqués.
En plus des cotisations sociales, l’auto-entrepreneur peut être soumis à l’impôt sur le revenu. Deux options fiscales existent :
Régime micro-fiscal classique : L’URSSAF prélève seulement les cotisations sociales sur le CA. L’impôt sur le revenu, lui, sera calculé plus tard selon le barème progressif, sur une base forfaitaire déterminée après un abattement fiscal. En micro-entreprise, l’administration applique un abattement fixe pour frais professionnels de 71 % du CA pour les activités de vente, 50 % pour les prestations de services BIC, et 34 % pour les activités libérales BNC (avec un minimum de 305 € d’abattement). Autrement dit, le fisc considère que le bénéfice imposable = CA – abattement (par ex. 50 % du CA pour un artisan), sur lequel le taux d’imposition du foyer fiscal s’applique. L’entrepreneur paye cet impôt via le prélèvement à la source comme n’importe quel contribuable.
Versement fiscal libératoire : Il s’agit d’une option (sur demande, sous conditions de revenu) pour payer l’impôt au fil de l’eau, en même temps que les cotisations, sous forme d’un pourcentage additionnel du CA. Les taux du prélèvement libératoire sont fixés à 1 % du CA pour les activités de vente, 1,7 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, et 2,2 % pour les prestations de services libérales. Si l’auto-entrepreneur opte pour cette solution, il règle donc à l’Urssaf chaque mois ou chaque trimestre (selon l’option choisie), cotisations sociales + impôt. L’abattement fiscal mentionné ci-dessus ne s’applique alors pas, puisque le fisc considère l’impôt comme déjà acquitté. Le versement libératoire simplifie les démarches, mais n’est avantageux que si le taux forfaitaire aboutit à un impôt inférieur à celui du barème standard.
Exemple de calcul de revenu net : Prenons un consultant indépendant (activité libérale, BNC régime général) ayant réalisé 40 000 € de CA annuel en 2025. Supposons qu’il ait opté pour le versement libératoire et qu’il a environ 5 000 € de frais professionnels (achats de matériel, déplacements) à sa charge sur l’année.
Le calcul serait le suivant :
Chiffre d’affaires brut : 40 000 €
Cotisations sociales (URSSAF) : 24,6 % de 40 000 € (en 2025, ensuite passage à 25,6 % en 2026) = 9 840 €
Impôt sur le revenu libératoire : 2,2 % de 40 000 € = 880 €
Frais professionnels (non déductibles du CA, mais à payer par l’entrepreneur) : 5 000 €
Après paiement des cotisations et de l’impôt libératoire, il reste à l’auto-entrepreneur 29 280 €. En retirant les 5 000 € de frais supportés, le revenu net final s’établit à environ 24 280 € sur l’année, soit environ 2 023 € par mois.
S’il n’avait pas opté pour le versement libératoire, il aurait versé seulement les cotisations sociales (9 840 €) durant l’année, puis payé l’impôt plus tard sur un bénéfice imposable d’environ 26 400 € (après 34 % d’abattement BNC), soit un impôt d’un montant comparable (selon sa tranche d’imposition).
On voit qu’avec 40 000 € de CA, ce professionnel retire in fine autour de 24 000 € annuels de revenu disponible après charges.
À noter
L’auto-entrepreneur doit aussi régler certaines taxes annuelles comme la cotisation foncière des entreprises (CFE, due à partir de la 2ᵉ année en cas de CA non nul) et éventuellement la taxe pour frais de chambre consulaire (pour les artisans et commerçants). Ces montants, variables selon la localité et la nature d’activité, viennent encore diminuer le gain net. En revanche, le micro-entrepreneur bénéficiera d’une couverture sociale de base grâce aux cotisations versées (assurance maladie, retraites de base et complémentaire, etc.), proportionnelle à son revenu. S’il a peu de CA, il peut même choisir de cotiser volontairement sur une base minimale afin de valider des trimestres de retraite ou d’améliorer sa protection sociale.
Solutions pour augmenter ses revenus sans dépasser les plafonds légaux
Lorsque l’auto-entrepreneur atteint les plafonds de CA du régime micro, son activité est en plein essor mais il risque alors de sortir du régime et de perdre les avantages de la micro-entreprise (simplification, charges forfaitaires, franchise de TVA…). Pour augmenter ses revenus sans franchir les limites, deux solutions sont couramment évoquées : les frais de débours et le cumul avec du portage salarial.
Les frais de débours : déduire certains achats refacturés au client
Les frais de débours constituent un moyen légal pour un auto-entrepreneur de ne pas inclure certains frais dans son CA imposable. Le principe est de payer des dépenses au nom et pour le compte du client, puis de se faire rembourser à l’euro près par ce dernier.
Concrètement, l’auto-entrepreneur établit deux factures : l’une pour ses prestations, l’autre pour les remboursements de dépenses engagées pour le client. Seule la facture des prestations est comptabilisée dans son chiffre d’affaires.
Par exemple, un électricien en micro-entreprise peut acheter du matériel au nom de son client (la facture du fournisseur est établie au nom du client final) et avancer le paiement. Il facturera ensuite au client le remboursement exact de ce matériel (pièce justificative à l’appui), en plus de sa main d’œuvre. Ce remboursement, assimilé à un débours, n’est pas inclus dans le CA de l’auto-entrepreneur.
Les sommes remboursées en débours échappent aux cotisations sociales et à la fiscalité micro, puisque ce ne sont pas des revenus pour l’entrepreneur (il ne fait qu’avancer les fonds). Cela permet donc de réduire le CA déclaré et les charges correspondantes. De plus, le client bénéficie de la facture à son nom : il peut faire valoir la garantie ou le SAV directement auprès du fournisseur, et récupérer la TVA éventuelle payée sur ces achats. Les débours offrent ainsi un gagnant-gagnant : l’auto-entrepreneur allège son CA, le client sait qu’il paye le juste prix du matériel sans marge ajoutée.
Les frais de débours doivent être utilisés correctement et de manière justifiable, sinon ils pourraient être requalifiés en CA imposable. Il est impératif que les achats concernés soient effectués au nom du client (facture du fournisseur libellée au nom du client, pas au nom de l’auto-entrepreneur). L’entrepreneur ne doit aucunement majorer ces montants (pas de “commission” cachée). Il tient un rôle de simple intermédiaire financeur. Sur sa facture au client, il mentionne distinctement les débours remboursables et joint les justificatifs.
Enfin, tous les types de dépenses ne s’y prêtent pas : ce sont surtout des achats ponctuels nécessaires à la réalisation de la mission du client (matériel, frais de déplacement, sous-traitance spécifique…). Les dépenses liées au fonctionnement courant de l’activité de l’auto-entrepreneur (ex : achat d’un ordinateur personnel, carburant pour ses déplacements habituels) ne peuvent pas devenir des débours – elles restent à sa charge et font partie de son CA s’il les refacture.
Le cumul micro-entreprise et portage salarial : un revenu complémentaire
Le portage salarial est un dispositif permettant à un travailleur indépendant de devenir salarié d’une société de portage tout en continuant à réaliser des missions de façon autonome. Concrètement, une entreprise de portage signe un contrat de travail avec le consultant, facture ses prestations aux clients, puis lui reverse un salaire (moins des frais de gestion et cotisations). Il est tout à fait possible pour un auto-entrepreneur de cumuler son statut micro-entrepreneur avec du portage salarial en parallèle. Ce cumul offre une intéressante marge de manœuvre pour augmenter ses revenus sans toucher à son CA micro-entreprise.
Pourquoi est-ce intéressant de cumuler avec le portage ? Et bien parce qu’un salarié porté n’a pas de plafond de chiffre d’affaires, il peut facturer des missions sans limite via la société de portage. Ainsi, un auto-entrepreneur qui se rapproche de son plafond micro peut choisir d’effectuer certaines missions via le portage plutôt que sous son statut auto-entrepreneur.
Par ailleurs, le portage permet la prise en charge de certains frais professionnels habituellement non déductibles en micro-entreprise : la société de portage peut rembourser des frais de déplacement, de matériel, de repas, etc., sans les imposer ni les soumettre à cotisations, ce qui augmente le net perçu.
Bon à savoir
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Je suis passé chez Jump car j’ai dépassé deux fois le plafond de CA en micro-entreprise et je n’avais pas envie de monter une société. Je voulais un statut qui puisse m’apporter pas mal d’avantages : mutuelle, congés, chômage, cotisations retraite, tickets restaurant… De plus, en micro, la gestion comptable est simplifiée mais il faut quand même avoir au préalable un peu d’expérience (ex : TVA, fonctionnement du solde et des acomptes...). Chez Jump, on n’a pas de charges administratives, c’est clairement un avantage. En parallèle, j’ai un projet immobilier que je souhaite concrétiser. Si j'étais freelance sans avoir Jump, il faudrait attendre d’avoir 3 bilans comptables."
Clément Marie
Product Designer
FAQ
Peut-on dégager un revenu suffisant pour en vivre à 100 % en étant auto-entrepreneur ?
La réponse est nuancée et dépend beaucoup du profil de l’activité (secteur, volume de CA, marge) et de la situation de l’entrepreneur. Il est tout à fait possible de vivre exclusivement de sa micro-entreprise si celle-ci génère un chiffre d’affaires suffisant et que l’activité est exercée à plein temps. De nombreux indépendants y parviennent, surtout dans des secteurs à plus forte valeur ajoutée. Il convient d’établir un prévisionnel réaliste lors du lancement en micro-entreprise, pour estimer si le CA envisageable couvrira vos dépenses personnelles.
Quel est le salaire net pour 70 000 € de CA en auto-entrepreneur ?
Le salaire net dépend de votre activité et du taux de cotisations sociales. Pour une prestation de services (BNC/BIC) avec un taux de 25,6 % en 2026, 70 000 € de chiffre d’affaires donnent environ 52 920 € net avant impôts, après déduction des charges sociales. Il faudra ensuite retirer l’impôt sur le revenu.
Combien dois-je facturer pour avoir 2 000 € net par mois ?
Pour obtenir 2 000 € net par mois (soit 24 000 € par an), il faut tenir compte des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu.
Pour une prestation de services BNC/BIC, avec un taux de cotisations sociales de 25,6 %, il faut facturer environ 30 140 € par an pour couvrir uniquement les charges sociales.
Si vous optez pour le versement libératoire, l’impôt s’ajoute directement en pourcentage du CA (1 à 2,2 % selon l’activité), ce qui augmente légèrement le chiffre d’affaires à facturer pour rester à 2 000 € net.
Si vous êtes imposé selon le barème classique, il faut tenir compte de l’abattement fiscal de 34 % pour les prestations de services et du taux marginal d’imposition pour calculer le CA à facturer. Dans ce cas, le chiffre d’affaires nécessaire peut atteindre 33 000 à 34 000 € par an, soit environ 2 750 € à 2 830 € par mois.
Est-ce que les frais de matériel sont déductibles du revenu max ?
Non. Le revenu max ou le plafond de chiffre d’affaires en micro-entreprise ne prend pas en compte les charges réelles, y compris les frais de matériel. Ces dépenses sont absorées dans l’abattement forfaitaire du micro-BIC ou micro-BNC, mais ne réduisent pas le chiffre d’affaires à déclarer pour rester en micro.
Puis-je dépasser le plafond une année sans perdre le statut ?
Oui. Le régime fiscal de la micro‑entreprise est maintenu en année N si le chiffre d’affaires réalisé en N‑1 ou en N‑2 ne dépasse pas les seuils légaux, soit 188 700 € pour les activités de vente ou d’hébergement (hors locations meublées) et 77 700 € pour les prestations de services.
En pratique, un dépassement ponctuel du plafond sur une seule année n’entraîne pas la sortie immédiate du régime micro. En revanche, si le chiffre d’affaires dépasse le seuil applicable pendant deux années consécutives, l’entreprise bascule automatiquement au régime réel d’imposition (ou à la déclaration contrôlée pour les professions libérales) à compter du 1er janvier suivant ces deux années.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de 1 euro ?
Le régime micro-entreprise se maintient si vous dépassez ponctuellement le plafond pour une seule année, tant que la situation respecte les règles des deux années de référence : N‑1 et N‑2. Ce n’est qu’en cas de dépassement pendant deux années consécutives que l’entreprise bascule automatiquement au régime réel d’imposition (ou déclaration contrôlée pour les professions libérales) à partir du 1ᵉʳ janvier suivant. Un dépassement minime sur une seule année ne vous fait donc pas perdre immédiatement le statut.
Comment calculer le plafond au prorata si j’ai commencé en cours d’année ?
Si vous créez votre activité en milieu d’année, le plafond de chiffre d’affaires doit être ajusté au prorata temporis. Par exemple, pour une prestation de services avec un plafond annuel de 77 700 €, si l’activité commence le 15 mars (soit 292 jours restants dans l’année), le plafond pour la première année sera : (292 ÷ 365) × 77 700 = 62 160 €.
Cette méthode vous permet de déterminer le revenu maximal à ne pas dépasser pour la première année, même si l’activité débute en début ou milieu d’année.
Est-ce que je dois augmenter mes prix de 20 % si je dépasse le seuil de TVA ?
Non, ce n’est pas obligatoire. Une fois que vous dépassez le seuil de franchise de TVA (37 500 € pour les prestations de services, 85 000 € pour la vente), vous devez facturer et reverser la TVA. Si vos prix restent inchangés, votre revenu net baisse car une partie de vos recettes va à l’État. Vous pouvez augmenter vos prix pour compenser, mais c’est un choix commercial et non une obligation légale.
Est-ce que le versement libératoire est rentable si je gagne le maximum ?
Le versement libératoire permet de payer l’impôt sur le revenu en pourcentage du chiffre d’affaires (1 à 2,2 % selon l’activité). Il est intéressant si votre taux marginal d’imposition est élevé ou si vous voulez simplifier la gestion fiscale. Pour des revenus proches du plafond de CA, il faut comparer le montant d’impôt que vous auriez payé au barème classique avec celui payé via le versement libératoire pour savoir si cette option est avantageuse.
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